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Acheter un serveur en 2021 : un crime contre votre portefeuille

Avant de faire un appel d’offres pour l’achat de nouveaux serveurs, demandez-vous : pourquoi ?

Pensez-vous mieux protéger vos données ?

Croyez-vous sauver de l’argent ou polluer moins ?

Ou aimez-vous payer les coûts pour la mise en place de serveurs et leur maintenance ? C’est sans compter les frais pour la mise à jour de logiciels, les sauvegardes de données et finalement, une équipe disponible 24 heures pour maintenir l’infrastructure en place.

Voyons les choses en face : plus de la moitié des serveurs vendus ne se rendent pas dans les centres de données des entreprises, mais plutôt dans ceux des fournisseurs infonuagiques. De plus, ces compagnies (Microsoft et Google en particulier) ont mis des efforts considérables pour réduire leur empreinte environnementale et devenir carboneutres.

Si vous acceptez de maintenir ce niveau de personnel et de matériel, c’est que vous pensez pouvoir mettre en place une infrastructure maison offrant le même niveau de performance qu’une infrastructure de plusieurs milliards de dollars.

Les progrès en infonuagique permettent à n’importe quelle compagnie de se louer un espace dédié et de mettre un nouveau serveur en marche en quelques minutes seulement. De plus, la performance de ce serveur virtuel surpasse celle d’un serveur physique à coût égal.

Pourquoi, dans ce cas, vous casser la tête et gérer vous-même un parc informatique ?

Les avantages financiers de l’infonuagique pour une PME

Quels sont les coûts reliés à l’achat de serveurs versus l’infonuagique ? D’abord, il y a un processus plus long pour l’achat de serveurs.

 

Étapes à suivre

Parc de serveurs

Infonuagique

Envoi de l’appel d’offres et attente des réponses ;

Évaluation des différentes réponses et rencontres avec les répondeurs

Acceptation du contrat de service

Achat de l’équipement et délais de livraison

Installation et opérationnalisation des serveurs ;

Mise en place d’une équipe de support 24/7 ;

Validation et exécution des mises à jour du système d’exploitation.

Ensuite, les coûts récurrents d’un serveur physique dédié vont facilement de 200 $ à 2000 $ par mois, selon la configuration du serveur choisi. En comparaison, pour une centaine de dollars par mois il est possible de mettre en place un serveur avec 128 processeurs, 2 téraoctets de disque et une disponibilité 24/7 déjà éprouvée.

Lorsque l’on contraste ces deux approches, il est difficile de voir l’utilité d’un parc de serveurs à moins que ce soit pour utiliser la chaleur dégagée pour chauffer les locaux ! Avec la tendance vers le télétravail, même cela s’avère un investissement moins que désirable.

Les 3 (mauvaises) raisons d’acheter un parc de serveurs

  1. La crainte de perdre le contrôle. L’administrateur en place veut garder un contrôle serré sur l’utilisation des serveurs. Ce besoin est nourri par la peur de ne pas être fidèle à son fournisseur ou même la peur de perdre son emploi. Cela s’apparente à la peur initiale de certaines compagnies à l’idée d’utiliser des clients légers (thin clients) dans les années 2000. La crainte, non fondée, soutenait qu’il fallait un ordinateur complet pour qu’un employé soit en mesure d’accomplir son travail. Ces craintes ne sont jamais devenues réalité, bien au contraire. Certaines très grandes compagnies fonctionnent aujourd’hui strictement avec des clients légers.
  2. Les problèmes de sécurité. Étant donné que l’infrastructure appartient à une grosse multinationale, on évoque souvent la crainte des problèmes de sécurité. Ironiquement, c’est le modèle sur lequel dépendent la plupart des applications mobiles. L’application elle-même n’est qu’un client léger qui utilise l’infrastructure infonuagique du fournisseur de services. Peu d’applications, surtout les applications transactionnelles, sont installées en entier sur un appareil mobile.

L’acceptation du modèle des applications mobiles ne s’est pas encore traduite aux parcs informatiques. La dématérialisation du parc informatique (considérée à tort comme une perte d’équipement) inquiète les gestionnaires, malgré que cette approche ait largement fait ses preuves. Il suffit de voir la croissance fulgurante de Microsoft Azure, Amazon Web Services et Google Cloud.

La culture d’entreprise n’est pas adaptée. Il y a un grand besoin d’éducation car les gestionnaires ne comprennent pas nécessairement ce qu’offre l’infonuagique. Les considérations ne doivent pas être strictement financières. Par exemple, déplacer un serveur virtuel vers le nuage coûte à peu près la même chose que de le garder soi-même. L’essentiel est de comprendre l’utilité de ce serveur. Si une machine est simplement un serveur de fichiers, l’utilisation du nuage n’est peut-être pas le bon choix. Par contre, si les données sont accessibles à travers un service transactionnel, l’utilisation de l’infonuagique peut être de mise. Cela permet de mettre en place tous les contrôles d’accès afin de sécuriser les données. De plus, les sauvegardes et les restaurations de sauvegardes se font directement sur le nuage. Il n’est plus nécessaire de faire des recherches sur disques, sur CD ou sur cassettes (!) pour retrouver un fichier.

 

L’infonuagique pour les PME : un avantage concurrentielL’utilisation de l’infonuagique dans une PME permet d’obtenir une performance et une disponibilité de service aussi bonnes que celle d’une grande entreprise, à une fraction du coût d’achat de nouveaux serveurs.

Cette approche permet également d’augmenter la sécurité et de réduire les coûts en équipements pour chaque employé. Alors que le télétravail prend plus d’ampleur, les coûts d’achat d’équipements informatiques peuvent être réduits et les employeurs peuvent demander à leurs employés d’utiliser leur équipement personnel.

 

Afin de protéger l’intégrité des données et d’assurer qu’il n’y ait pas une utilisation abusive en domicile, il est possible de mettre en place un encadrement qui empêche les données sur le nuage d’être déplacées sur le système personnel d’un employé. Beaucoup de vols de données proviennent des employés y ayant un accès non contrôlé (comme ce qui est arrivé à Desjardins). Une infrastructure infonuagique aide à réduire ce risque.

 

L’achat de serveurs pour une PME n’est plus nécessaire

Lorsque votre compagnie décide d’acheter un nouveau serveur, quelle est la raison principale ?

Est-ce que c’est une raison financière ? Les coûts d’infonuagique sont généralement moins élevés.

Est-ce pour une raison de sécurité ? Il faut alors vous poser la question : votre compagnie est-elle en mesure d’offrir une sécurité aussi grande que Microsoft, Amazon ou Google ?

Ou est-ce par vanité ? Sérieusement, qui s’extasie encore devant un parc informatique ?

Par contre, ne négligez pas la performance ! Avec l’amélioration des réseaux de transmission, le temps de réponse de l’infonuagique est presque le même qu’avec une installation locale. C’est une des raisons pour laquelle les systèmes de jeux en ligne — qui sont les plus exigeants au niveau de temps réponse — sont maintenant des options viables comme en témoignent Microsoft xCloud, Google Stadia et Amazon Luna.

De plus en plus, l’utilisation de serveurs dédiés — surtout au sein d’une petite entreprise — n’est plus de mise. Il faut soupeser l’achat d’un serveur avec les bénéfices que cela apporte ainsi que les coûts continuels. Au final, pour plus de 90 % des petites et moyennes entreprises, l’achat de nouveaux serveurs s’avérerait une dépense coûteuse qui n’en vaut pas la peine.

Tant qu’à y être, jetez votre argent par les fenêtres !

ÉTUDE DE CAS
L’entreprise avait une salle de serveurs qu’elle maintenait depuis près de 10 ans et voulait faire une mise à jour de leur parc informatique. Avant de publier un appel d’offres, nous leur avons proposé de transférer leurs données vers Microsoft Azure et d’en tester la performance. En une fin de semaine, toutes les données ont été transférées et le lundi matin, les fichiers étaient rendus disponibles par l’infrastructure d’Azure.

Les premiers commentaires étaient unanimes : l’accès aux fichiers n’avait jamais été aussi rapide. Remplacer leur serveur aurait coûté 5000 $ à 6000 $ au bas mot. Le coût pour l’entreprise était de moins de 100 $ par mois et leur donnait accès à deux téraoctets de données. C’est sans compter les instruments de sauvegarde automatique fournis par Azure et une réduction des heures supplémentaires nécessaires pour maintenir un accès 24 heures. De plus, la redondance de service n’aurait pas été aussi robuste que celle d’Azure.